Mot du président

L'Association québécoise de gérontologie (AQG) a pour rôle de faire circuler l'information sur le vieillissement, ses divers visages, ses richesses et ses impacts sur les personnes et leur environnement. Elle a aussi pour mission de faire connaître les travaux de recherche et d'expérimentation pavant la voie à l'innovation gérontologique.

Politiques sociales

Nous rejoignons aussi le mouvement MADA qui cherche à créer des environnements urbains ou ruraux propices à la participation des aînés et à leur engagement.

L'AQG se soucie aussi des conditions de vie des personnes dont l'autonomie se rétrécit à mesure que se cumulent les déficiences physiques qui apparaissent avec l'âge. C'est une réalité que nous enseigne la gérontologie et la recherche sur le vieillissement. Les politiques qui s'intéressent aux soins de longue durée, qu'ils se donnent à domicile, en résidence pour aînés ou en centre d'hébergement (CHSLD) nous intéressent au plus haut point. En ce sens, le projet d'assurance-autonomie reposant sur l'intégration des services et le partenariat avec les aînés et leurs aidants nous apparait un pas dans la bonne direction. La conjoncture politique a changé, d'autres priorités sont mises de l'avant mais la question des services aux aînés va revenir. Les babyboomers vont y veiller. À ce sujet je vous suggère la lecture de l'étude La responsabilité des soins aux aînés au Québec publié par l'Institut de recherche sur les politiques publiques (IRPP) en septembre 2014.

Carrefours régionaux

Nos carrefours gérontologiques permettent de donner en régions plus d'échos à des travaux de recherche ou d'évaluation de projets. Nos sections de la Montérégie et de Québec-Chaudière-Appalaches sont particulièrement dynamiques à cet égard.

Colloque annuel

Nous avons démontré aussi dans nos colloques annuels notre expertise à réunir connaissances sur le vieillissement, échanges riches mettant en relation, de façon respectueuse et conviviale tous les acteurs concernés par les thématiques retenues.

Revue Vie et vieillissement

Il faut maintenant assurer à la revue de l'AQG les moyens de poursuivre sa mission. Publier une revue spécialisée comme la nôtre coûte très cher. CE n'est pas pour rien que l'imprimé cède partout la place au numérique, particulièrement en milieu scolaire et universitaire. Comment pouvons-nous respecter en même temps la préférence des lecteurs pour la version papier? Une clé se trouve dans l'élargissement de notre lectorat, de manière à attirer des annonceurs. Une autre consiste à obtenir le soutien de partenaires et d'annonceurs.

Historiquement Vie et vieillissement a d'abord publié les textes de ses membres. Depuis quelques années, la revue a pris l'habitude de publier des numéros thématiques et des dossiers. Nous souhaitons poursuivre dans cette voie en mettant de l'avant des sujets d'actualité tout en les abordant de manière pérenne, la périodicité trimestrielle permettant d'aller plus en profondeur.

Rassembler

L'AQG a ceci de particulier qu'elle peut mettre en contact les divers acteurs gérontologiques. Je parle ici des aînés eux-mêmes : les associations de retraités, les organisations voués à la défense de leurs intérêts, les comités de résidents ou d'usagers. Je parle aussi des professionnels, des intervenants auprès des aînés vulnérables, des personnes qui offrent leur assistance et des gestionnaires des services, entreprises, économie sociale et services publics. Enfin les enseignants de ces métiers et professions, les chercheurs des domaines social, médical, économique et de gestion. La gérontologie est multidisciplinaire.

Gouvernance

Après des années de fonctionnement avec un modèle devenu moins adéquat avec la croissance de ses activités, l'Association québécoise de gérontologie a revu sa gouvernance. Adoptant un modèle plus près de la gouvernance dite stratégique, l'AQG s'est dotée de nouveaux règlements généraux, d'un code d'éthique, d'un code de déontologie pour ses administrateurs et d'une direction générale. Son conseil d'administration compte neuf personnes élues par l'assemblée générale et deux autres cooptées par les administrateurs afin de s'assurer d'avoir des compétences variées autour de la table de discussion. Il verra dans la prochaine année à se doter de politiques et procédures clarifiant son fonctionnement.

Pourquoi devons-nous accroître la visibilité et la notoriété de l'AQG? Parce qu'elle rassemble un large éventail d'acteurs du domaine du vieillissement. Aujourd'hui, la population vieillit de façon particulièrement rapide au Québec. Ce que nous croyions acquis : le droit d'être soigné en cas de maladie, le droit à des revenus décents une fois la retraite venue, tout comme les autres services universels sont remis en question. Il faut se préoccuper des déficits publics mais nous avions pris l'habitude de nous inquiéter aussi des déficits des budgets familiaux. Les générations d'aînés elles, ne l'oublieront pas.

Éric Sedent, président

Juin 2015